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Bioécologie de certaines espèces d’amphibiens : interaction parasites- amphibiens et environnement dans le nord-est Algérien

Type doc. :

Thèses / mémoires

Langue :

Français

Année de soutenance:

2024

Thème :

Biologie
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Cette étude est consacrée à la connaissance approfondie sur les lieux favorables à l’installation de Pelophylax saharicus et Bufo mauritanicus afin de connaitre leur abondance et mettre en évidence l’influence de facteurs anthropiques et environnementaux sur leur répartition à une échelle communale dans le complexe de zones sub-humides d’El Kala. Un inventaire a été réalisé au mois de février à juillet (2011-2012-2013-2021), basé sur un échantillonnage quantitatif des spécimens métamorphosés au niveau de 3 types de milieux ayant des caractéristiques abiotiques et floristiques différentes : réserve naturelle, bocager et forestier. 34 points d’eau ont été inventoriés au niveau de ces trois milieux ,19 points d’eau au niveau de la basse plaine d’Oued el Hout (milieu bocager), 9 points d’eau dans la réserve naturelle de Tonga (milieu protégé) et 6 points d’eau situés à haute altitude de Djebel El Ghorra (milieu forestier). Différentes méthodes d’échantillonnage ont été utilisées : inventaire des chants, inventaire visuel, fouille des points d’eau et fouille sous divers objets pour le Crapaud de Mauritanie. Au total, 1794 individus des deux espèces ont été recensés dans les différents points d’eau, Aucune de celles-ci n’est classée menacée sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées vulnérables. Bien que, les données obtenues sur leur distribution montrent une régression redoutable de leur (effectifs) abondance d’une année à l’autre. Par ordre d’importance, l’espèce la plus commune et la plus abondante est la grenouille verte d’Afrique du Nord. Bien que le Crapaud de Mauritanie soit commun, il est moins bien répandu que l’espèce précédente. Une étude comparative a permis de faire ressortir les facteurs environnementaux qui influencent quantitativement leur abondance dans les trois milieux inventoriés. Ainsi, l’effectif de ces deux espèces est quasiment plus de 3 fois supérieures dans les points d’eau de bocage que dans les points d’eau de forêt à haute altitude. Il en est de même pour le nombre des points d’eau (3 fois supérieur en bocage). Le milieu bocager et la réserve paraissent les plus favorables à l’installation de grandes populations de Pelophylax saharicus. Les 34 points d’eau inventoriés ont permis d’arranger une population statistique homogène pour réaliser les analyses statistiques. La distribution de ces deux espèces a soutenu l’attribution d’un statu municipal pour chacune d’entre elles. Ces points d’eau (mares, étangs et autres plans d’eau) sont largement utilisés par les deux espèces notamment la grenouille verte d’Afrique du Nord, les mares constituent des bons biotopes pour l’assemblage de ces dernières. La description des mares étudiées a autorisé d’expliquer les facteurs influençant l’existence de ces espèces localement. La typologie de mares proposée dans l’étude semble en convenance avec la présence de grand nombre d’individus (grenouille verte d’Afrique du Nord et Crapaud de Maurétanie). Nos résultats illustrent que les abondances de ces espèces sont positivement associées à de fortes proportions de mares de prairies. Ce paramètre est principalement marqué à partir de la surface de prairie. La variable « surface des points d’eau » est essentielle pour les espèces. Nous avons pu percevoir que la grenouille verte d’Afrique du Nord affectionne les mares de grande taille tandis que le Crapaud de Mauritanie apprécie les faibles étendues d’eau pour pondre ses oeufs. Les 15 paramètres mesurés dans 34 points d’eau peuvent être mis en relation avec la distribution de ces espèces d’anoures en question. De ce fait, le Crapaud de Mauritanie est positivement corrélé avec la proportion de végétation et des milieux rudéraux et négativement corrélé avec les plans d’eau profonds, tandis que la grenouille verte d’Afrique du Nord est corrélée avec les mares de prairie de faible profondeur riche en végétation, sa répartition est limitée par l’altitude. Les conditions climatiques influencent ainsi sur la présence de l’espèce Pelophylax saharicus. La précipitation motive l'activité et la sortie de ces grenouilles en période de sècheresse. Ces différences entre besoin et exigence en matière d’habitat dévoilent la nécessité d’avoir une mosaïque de milieux pour fournir aux besoins des différentes espèces.



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Zaime, S. & Bouslama, Z. (2024). Bioécologie de certaines espèces d’amphibiens : interaction parasites- amphibiens et environnement dans le nord-est Algérien (Doctorat) . Université Badji Mokhtar Annaba.