Utilisation de bacteriocines dans la biodecontamination de surfaces.
Type doc. :
Langue :
Auteur(s) :
Année de soutenance:
Afficher le Résumé
Depuis des milliers d'années, les êtres humains se servent des microorganismes (bactéries, levures et moisissures) pour fabriquer des produits comme le pain, la bière, le fromage, etc. Ces microorganismes, omniprésents dans notre environnement (sol, air et eaux) et dans quelques aliments que nous consommons, ne cessent d'occuper une place de plus en plus importante dans notre vie, et sont actuellement à l'origine de l'essor du domaine de la biotechnologie. Des procédés exploitant certaines caractéristiques de microorganismes ont été développés, soit pour dégrader des nombreuses molécules organiques ou minérales afin de dépolluer les sols, les eaux ou l'air, soit pour la production de plusieurs métabolites primaires et secondaires ayant des valeurs ajoutées et des activités biologiques très importantes (Smaoui, 2010). C'est ainsi que la biopréservation et la biodécontamination, représentent le nouveau challenge biologique, car l'énorme utilisation des micro-organismes et/ou de leurs produits naturels pour la préservation des aliments (biopréservation) a été employée couramment par le genre humain (Galvez et al, 2007). Les tendances actuelles du marché et les exigences des consommateurs font en sorte que les producteurs réduisent leur recours aux barrières microbiologiques classiques telles que le sel et les dditifs chimiques (Dortu, 2008). La bio-préservation s'impose donc de plus en plus avec des agents naturels de conservations telles que les bactériocines ; ces biomolécules peuvent être utilisées pour inhiber ou détruire des micro-organismes indésirables présents dans les aliments ou sur les dispositifs médicaux tels que les sondes, cathéter et même pour y remédier aux infections microbiennes chez l'Homme ou l'animal ( Alegre, 2009). Depuis une dizaine d'années, des recherches soulignent l'intérêt potentiel des bactériocines pour la conservation des aliments, et on parle même de la notion d'emballage actif". C'est une notion nouvelle toujours à l'étude mais qui tend à se développer. Il s'agit d'un emballage « intelligent » qui permettrait d'augmenter significativement la durée de vie des aliments sans modifications de leur composition (Damour, 2009) En fait, les bactériocines sont des protéines produites naturellement par des bactéries et dotées d'une activité anti-microbienne contre plusieurs bactéries pathogènes. Le spectre d'application de PDF created with pdf Factory Pro trial version www.pdffactory.com ces agents naturels de conservation est assez large et s'étend du bio-alimentaire jusqu'à la santé humaine en passant par la santé animale. (Smaoui, 2010). Les bactériocines laissent entrevoir un fort potentiel comme solution de rechange aux antibiotiques afin de réduire les problèmes de résistance chez l' être humain, (Ennahr, 2005). En pleine effervescence, le champ des bactériocines ne cesse de susciter un vif intérêt chez les chercheurs aussi bien des secteurs alimentaire que rmaceutique. Fliss, (2005) fit observer que: « Si la tendance se maintient, on devrait assister à une explosion d'applications pour ces molécules au cours des prochaines années ». Par ce présent travail, qui tend à être une contribution aux travaux de recherche visant la prospection de nouvelles molécules à activité anti bactérienne et leurs applications dans la biodécontamination de surfaces, nous avons tenté de rechercher chez Aeromonas hydrophila son aptitude à produire une bactériocine et d'étudier ainsi son spectre d'activité. L'étude de la capacité de la bactériocine produite à réduite ou à inhiber la formation de biofilms sera également menée.
| N° Bulletin | Date / Année de parution | Titre N° Spécial | Sommaire |
|---|
| Cote | Localisation | Type de Support | Type de Prêt | Statut | Date de Restitution Prévue | Réservation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 572 BEN TH C1 | BIB-Centrale / Thèses | interne | disponible |